Candide au XXI° siècle

Les élèves de 1 TCI ont étudié le conte philosophique de Voltaire « Candide ».Puis ils ont imaginé que Candide découvrait notre monde actuel avec son regard naïf, et dialoguait avec Pangloss, perpétuel optimiste. Leurs écrits dénoncent de cette manière ce qui les choque à notre époque …

Candide arriva dans cette magnifique ville à la teinte noirâtre de Paris afin de rendre visite à son cher Pangloss qui, de par son excellent souffle de sportif, se retrouvait à l’hôpital suite à une crise d’asthme.
« -Bonjour Pangloss ! Comment allez-vous ?
-Je vais bien, comme toujours, tout est au mieux !
-Si tout est au mieux, pourquoi êtes-vous dans
ce lit d’hôpital ?
-Et bien car je ne suis pas habitué au génial fonctionnement de cette ville »

Candide, intrigué par la manière de penser de son maître, l’interrogea sur ce fameux fonctionnement de la ville
« Et bien, vois-tu, ce nuage noir que tu vois avant d’entrer dans Paris, ce sont des années de labeur de tous ces automobolistes. Grâce à toutes ces personnes qui prennent leur voiture pour faire seulement cinq-cent mètres, il y a énormément de pollution, ainsi les cyclistes sont vus comme des héros qui s’occupent des générations futures. Mais sans ces automobilistes, il n’y aurait pas de pollution, et sans pollution, les cyclistes ne seraient pas aussi bien vus. »
Mais Candide pas du tout convaincu par les arguments du philosophe, s’exclama:
« -Mais tout cela n’est pas au profit de tout le monde, vous en faites les frais !
-Mon jeune Candide, seules les personnes faibles aux poumons fragiles sont touchées, ce n’est qu’un dommage collatéral afin d’éliminer les faibles et laisser la place aux hommes forts et solides ! »

Le célèbre Pangloss avait peut-être raison, pensa Candide. Tout compte fait la pollution n’est pas quelque chose de négatif. Si toutes les personnes de cette planète pouvaient être aussi intelligentes que celles qui se déplacent en voiture pour faire le moindre trajet, cela résoudrait bien des problèmes.
Yohan, 1 TCI


 

Candide tomba dans les pommes et se réveilla à côté d’un vieux matelas et d’un tonneau enflammé. A côté de lui, un vieux couple de SDF, à première vue très maigre.
« -Ho, tu es réveillé ! » dit le premier. Candide demanda « Où sommes nous ? ». Le mendiant dit avec un petit sourire « Nous sommes à Paris ! ». Candide se leva et fixa le pont, surpris par son gigantisme et dit « J’ai faim ! »
Le couple SDF commença à rigoler et lui donna un morceau de pain rassis.
-« Que ça ! dit Candide. Je pourrais manger une vache ! Je veux me nourrir à ma faim, je meurs de faim ! »

Le couple lui parla sincèrement
-« La nourriture, ça ne court pas les rues ! Aujourd’hui, on ne peut plus manger à sa faim avec tout le monde qui jette, c’est dix millions de tonnes d’aliments jetés et seize milliards d’euros gaspillés. Dans certains pays, plus de 200 kg de nourriture sont jetés par habitant chaque année. Avec les gaspillages des hôtels, des restaurants et je parle pas des écoles … Tous ceux là sauf quelques exceptions jettent pleins d’aliments à la poubelle et souvent on y verse par-dessus illégalement des liquides dangereux comme de la mort aux rats. »

Surpris, Candide demanda s’il y avait un moyen d’aider la femme qui faisait bouillir de l’eau au-dessus du tonneau. Elle répondit « Essaye d’aller au bout de la rue, il y a une association. Comme ils ne t’ont jamais vu, ils vont te donner un peu plus… » Candide se dirigea vers l’endroit désigné. En passant devant un centre commercial, une tonne de nourriture avec des emballages en tout genre était jetée. Il prit un paquet de gâteaux et lu la date de péremption d’aujourd’hui, il se rappela ce qu’avait dit le couple, mais, vite rattrapé par la faim, il dégusta les biscuits et n’en laissa pas une miette. (…)

Guillaume, 1 TCI

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