Le coin des poètes

LA MUSE EGAREE…

Café des poètes, vendredi en soirée,
Le vers sur les lèvres, la muse enfumée.
Les robes bariolées, blondes ou bien brunes,
Finiront la soirée, couchées sous la lune.

Un endroit magique, lieu d’inspiration,
Où parfois les plumes racontent les passions.
Le coude sur l’étain, côtoie le zinc du bar,
Où amants et amis échangent des regards.

Rumeurs sur les bouches, piano en sourdine,
Décors très chaleureux, un beau couple dîne.
Elle à l’air heureuse, lui est mal à l’aise,
Il ne m’en faut pas plus, je sens le malaise.

Les mots courent déjà, marquant la feuille nue,
L’idée d’une rupture, ma prose est émue.
Son visage blêmit, fugue du grimage,
Genèse d’une larme, prémices d’orage.

Café des poètes, se mélangent les vies,
Promesses de peut-être, ou début des soucis.
Griffonnage de maux que l’encre dénonce,
Guettant l’adultère de ceux qui renoncent.

Vendredi s’étiole dans l’ombre de la nuit,
Les verres se vident, l’ivresse s’amplifie.
Les voix moins discrètes oublient la prudence,
Les brèves de comptoir pimentent l’ambiance.

Regard sur ce couple, griffures annoncées,
Finalement rieur, les larmes effacées,
Je le croyais sans coeur, il voulait l’épouser,
J’ai perdu le fil, ma muse s’est égarée.

Un élève du lycée J Monnet

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