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Labyrinthe du cauchemar : une nouvelle fantastique

Avertissement … Ames sensibles s’abstenir.
Cette nouvelle fantastique a été écrite par un élève en cours de français dans le cadre de l’objet d’étude « du côté de l’imaginaire ». Malgré sa violence et le malaise qu’elle peut engendrer, nous
avons choisi de la publier en raison de ses qualités littéraires: le texte n’a pas été retouché par le professeur (hormis quelques rares corrections grammaticales) et les consignes d’écriture du
conte fantastique ont été entièrement respectées.

« Labyrinthe du cauchemar »

Le douze décembre 1212 dans une nuit brumeuse et éclairée par une lune rouge, après une longue journée de travail, je décidai comme à mon habitude, de m’occuper de mes chevaux.14

Tout se passa bien jusqu’à ce que je vis Tonnerre, mon meilleur poulain, couvert de sang, les yeux blancs et une tête de chèvre dans la gueule. Pris de panique, j’empoignai ma fourche et la brandis vers lui. Mais rien ne se passa. Mes yeux rivés dans les siens et mon cœur, palpitant de plus en plus fort, de plus en plus vite, s’arrêta d’un coup. Je tombai à terre et me mis à convulser tel un diable dansant, tandis que Tonnerre se penchait vers moi, le sang dégoulinant sur mon crâne en sueur. Lâchant la carcasse de la chèvre, il tira sa langue remplie de vers et commença à me lécher la tête, les vers me rentrant dans les orifices, la douleur fut telle que je voulus mourir. Puis il me dévora les membres un à un sans que je puisse rien faire jusqu’à ce qu’il ne reste que la tête. Il me fixa pendant un long moment et sembla se délecter de mes hurlements et du sang s‛échappant de ma gorge . Enfin, il ouvrit sa gueule et me déchiqueta le crâne. Là, le noir complet…

Je me réveillai en sursaut, le corps humide et hurlant si fort que toutes mes bêtes se réveillèrent à leur tour. Je touchai tout mon corps pour m’assurer que tout était en place, tandis que mon cœur semblait ne plus vouloir s‛arrêter de galoper. Je partis dans l’enclos des chevaux en courant voir Tonnerre et je le trouvais mort… déchiqueté par un loup. Rempli de larmes, je me demande encore aujourd’hui si j’ai fait un cauchemar ou si c‛était la réalité !

 

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